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Visa propose de louer une voiture directement depuis le siège du conducteur

04
déc
2015
Elisabeth MENANT
Technological & Marketing Trends Analyst
3 minutes
Lors de la conférence Money2020 qui s’est tenu en octobre dernier à Las Vegas, Visa et Docusign, entreprise américaine spécialisée dans la gestion des transactions en ligne, se sont associées pour présenter un modèle de souscription de location d’une voiture depuis le siège du conducteur.

Le Fait

Le leasing d’une nouvelle voiture de sport – ou n’importe quelle voiture – devrait être « amusant et excitant, mais la paperasse interminable et les processus laborieux faussent souvent l’expérience. » a déclaré Ron Hirson, chef de Produit, DocuSign. De fait, la démonstration présentée par Visa et Docusign montre comment les consommateurs peuvent sortir une voiture de leur parking en quelques minutes après avoir signé tous les documents et payé électroniquement depuis leur siège conducteur. Objectif : accélèrer le processus d’obtention d’une nouvelle voiture pour les consommateurs en conjuguant des contrats et des paiements intelligents.
Intégrée au tableau de bord d’un prototype de voiture connectée, l’application permet au conducteur de sélectionner son contrat de location, choisit son assurance, les garanties associées… Le tout est ensuite validé par signature électronique sur l’écran tactile suite à l’enregistrement de la carte Visa de l’acheteur. Toutes les actions sont enregistrées dans la blockchain afin d’en conserver une trace. Des services complémentaires sont également proposés, comme un service de  vidéos à la demande, par exemple, la possibilité de payer « automatiquement » les péages, les pleins d’essence, les parkings…

Le décodage

En octobre dernier, l’Echangeur décryptait le service de l’opérateur téléphonique belge Base où le smartphone devenait l’adresse de livraison du client. L’opérateur permettait ainsi aux consommateurs de commander des produits depuis leur smartphone et de les recevoir où qu’ils se trouvent : jardin public, bureau, plage… Ici aussi, c’est une nouvelle initiative visant à faciliter la vie du consommateur en lui proposant tous les outils nécessaires in situ pour louer ou acheter sa voiture en supprimant au passage le dossier papier.
Le marché des véhicules connectés est d’ailleurs en pleine ébullition. Il représenterait 9 milliards d’euros en volume en 2020 et près de 420 millions d’automobiles connectées devraient être en circulation, avec une prédominance du marché asiatique, selon le dernier rapport publié par l’Idate. En Europe, la réglementation eCall, qui sera rendu obligatoire en 2018, devrait participer à la démocratisation de la voiture connectée. Ce système embarqué capable de composer automatiquement le 112 en cas d’urgence devrait jouer en la faveur de ces véhicules. C’est donc bien vers une vision d’une voiture connectée à des services qui est en route. A ce titre, Jim McCarthy, vice-président exécutif de l’Innovation et des partenariats stratégiques, Visa, a déclaré : « nous voyons un futur où le commerce automobile va bien au-delà des pompes à essence et du service de drive-in, devenant une expérience entièrement automatisée dans l’Internet des Objets ». Pas étonnant que les acteurs (assurances, constructeurs, AAFA et les schemes comme Visa) investissent la voiture, désormais un objet connecté presque comme les autres. Et c’est bien sur le terrain d’en faire un objet utile et désirable que doivent se positionner les acteurs. Tesla en est l’acteur emblématique lui dont le client n’achèterait pas le Model S pour des questions écologiques mais parce qu’elle procure une expérience totalement inédite. Pas forcément nécessaire

Elisabeth MENANT
Technological & Marketing Trends Analyst
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