
Organisé par
SYROBO, le Syndicat de la robotique de services,
INNOROBO, premier sommet européen consacré à l’innovation et la robotique de services s’est déroulé à Lyon du 23 au 25 Mars 2011. Cette première édition européenne avait pour objectif de mettre en valeur l’ensemble des acteurs (sociétés, chercheurs, ingénieurs, experts,
) qui visent par leurs développements à faire de la robotique de services un secteur majeur de croissance de l’activité économique mondiale. Pas moins de 10 000 visiteurs ont assisté au salon et aux diverses conférences...
...Plus de 100 robots ont été démontrés dont 30 présentés pour la première fois en Europe. Ce marché devrait connaitre une croissance exponentielle dans les années à venir pour atteindre plus de 100 milliards de dollars à l’horizon 2020 (source IFR).
La conférence
ROBOLIFT avait pour objectif de répondre à un certain nombre de questions prospectives sur le futur de la robotique, et les rapports humains / robots. Quelle forme auront les robots à l’avenir ? Quelle éthique inculquer à ces machines ? Allons-nous vers une robotisation des être humains ?
Cynthia Breazeal, du MIT
Medialab, était venue présenter divers travaux de recherche issus de son laboratoire. Elle a fait état de travaux indiquant que les robots d’apparence humanoïde avaient plus de facilités à créer une relation affective avec l’homme. Selon elle « les robots ne sont pas comme des ordinateurs, car ils pénètrent notre réseau social ».

Wendell Wallach, de
Yale University, s’inquiète des dangers que comporte la création par l’homme de robots toujours plus complexes. Il a présenté sa vision des règles à respecter, s’inspirant des travaux d’Asimov, le père de la robotique.
Daniela Cerqui, Anthropologue à l’Université de Lausanne, évoquait le cas de
Kevin Warwick, le premier homme à avoir essayé de manipuler des mains robotiques avec sa pensée. Selon elle « les technologies vont converger pour améliorer les performances humaines » , et aboutir à l'avènement de « l’homme augmenté ».
Daniel Schatzmayr, présenté comme un hacker de robots, a évoqué les faiblesses de la sécurité des robots actuels, dues à leur complexité. Il a également présenté le collectif Autrichien
Metalab dont il fait partie, qui organise des
Fab Labs pour permettre au public de concevoir eux-mêmes leurs propres robots.
Contact Echangeur : Benjamin Thomas, bthomas@echangeur.fr