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LeWeb - rendez-vous des acteurs de la planète Internet
Cette année encore, Loic Le Meur a rassemblé les plus grands noms du Web, qu’ils soient d’outre-Atlantique (Google, Facebook, Paypal, Twitter, ..) ou hexagonaux (Free, PriceMinister, Meetic, VentePrivée,
). 2500 personnes de plus de 60 pays sont venues assister au programme de conférences, découvrir des startups ou simplement pour échanger.Après une édition 2009 sous l’emblème du « Web Temps Réel », le fil conducteur cette année était « les
Plateformes » : plateformes logicielles, plateformes de service, plateformes média. L’automobile était présentée sous cet angle par Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan : comment faire de la voiture électrique une plateforme et y greffer des services connectés ? Même le corps humain (et notamment le cerveau !) est désormais considéré comme une plateforme sur laquelle on peut greffer des applications et des services. C’est du moins la vision proposée par Ariel Garten, CEO d’Interaxon, qui se positionne comme créateur d’applications destinées à fonctionner sur des casques détecteur d’onde cérébrale (comme celui de Neurosky, que vous aviez pu découvrir lors des 10 ans de l’Echangeur).Le Web permet de revenir sur les grandes tendances qui ont émergé au cours de l’année précédente. Le Social Gaming était donc évidemment à l’honneur, avec des interventions de Zynga (éditeur de Farmville, 250 milllions de joueurs), Playfish (racheté en 2009 par Electronic Arts pour 275 millions $) mais aussi de Rovio, l’éditeur à succès du jeu sur mobile Angry Birds (20 millions de téléchargements toutes plateformes confondues). Sébastien de Halleux, un jeune entrepreneur belge qui a co-fondé Playfish (qui édite notamment Pet Society) a notamment révélé des chiffres impressionnants sur la vente de biens virtuels : plus de 90 millions d’objets virtuels vendus chaque jour !
Mais le jeu vidéo et ses mécanismes ont également un impact sur de nombreux domaines : de nombreux services s’appuient sur des mécaniques de récompense issues des jeux vidéo pour motiver et récompenser leurs utilisateurs. Un tel système est déjà au cœur de Foursquare, qui encourage ses utilisateurs à déclarer leur position géographique en leur offrant des badges. Dennis Crowley, son cofondateur, a profité de la conférence pour annoncer que son service compte désormais 5 millions de membres. Badgeville, une startup néerlandaise, a présenté dans la même veine une solution, destinée principalement aux sites média, pour mettre en place un système de badges clé en main pour récompenser les lecteurs fidèles : des points et des badges leur sont attribués s’ils lisent des articles, s’ils les partagent sur les médias sociaux, s’ils effectuent des achats Le tout est entièrement configurable, de manière aisée par l’intermédiaire d’un back-office très bien conçu.
On pouvait retrouver la même mécanique chez un des finalistes du concours de startup, l’israélien Waze. Waze a développé une application pour smartphones qui a pour principe d’enrichir les données cartographiques grâce aux apports des utilisateurs du service. Par exemple, si les données sur une petite route sont anciennes, Waze proposera d’emprunter une route alternative, en offrant des points et des récompenses aux conducteurs qui accepteront de dévier légèrement leur route pour enrichir le système avec des données fraîches. Grâce à ce système participatif, Waze assure que leur modélisation des problèmes de trafic suite aux chutes de neige sur la région parisienne était bien plus précise que celle de TomTom et des autres fournisseurs habituels d’info trafic.
Le palmarès de la compétition des startups était complété par Paper.li et Supermarmite. Paper.li est un service qui permet d’éditer un journal en ligne qui est alimenté automatiquement par les articles postés par les comptes Twitter suivis par l’utilisateur. Un moteur sémantique est utilisé pour trier et agencer le contenu. SuperMarmite, une startup française, a créé une plateforme (tiens tiens !) permettant de mettre en relation les passionnés de cuisine et les habitants de leur quartier. Si on aime cuisiner chez soi, on peut décider d’en faire commerce et de proposer ses plats sur SuperMarmite. Les visiteurs du site peuvent rechercher des plats, si possible proposés près de chez eux, commander des parts et
passent ensuite les chercher au domicile du cuisinier. Le business model est basé sur un système de prélèvements sur chaque transaction. Si les jurés de la compétition n’ont pas réussi à déterminer un gagnant, SuperMarmite l’a emporté largement à l’applaudimètre, de par son originalité mais aussi grâce au talent d’orateur de son créateur Olivier Desmoulin.Plus d'infos : Benjamin Thomas, bthomas@echangeur.fr
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