Rentabilité économique, respect de l’environnement et conditions
sociales se rejoignent pour stimuler l’imaginaire d’entrepreneurs d’un
genre nouveau. A travers le point de vue du
capital risqueur XAnge, le Club e² consacré au sujet des «
Clean Tech » a bien montré que les fonds d’investissements s’engouffrent dans la vague des technologies dites "clean" : énergie solaire, bio-fioul, recyclage. Et de citer, de jeunes start-up dans lesquelles XAnge a choisi d’investir :
Naskeo, société productrice de réacteurs de méthanisation, source d’énergie renouvelable ;
Sky Water, spécialisé dans des dispositifs de récupération de l’eau de pluie ou encore
NovaWatt, positionnée sur l’exploitation optimisée d’unités décentralisées de production d’électricité dans les périodes de pointe.
Autre secteur, autre urgence, celui de la distribution. Poussé par la réglementation encadrant l’impact environnemental des produits - programmée pour 2011 - des sociétés innovantes se positionnent sur des méthodologies de calcul du bilan CO2. Le résultat pour le consommateur ? L’impression de l’indice carbone de ses courses alimentaires sur son ticket de caisse, première action de mobilisation pour une adaptation quotidienne des comportements de consommation. Pour Caroline Alazard, fondatrice de la société
Greenext qui a mis en place sa solution de calcul et d’analyse du prix environnemental des produits de consommation courante pour 3 centres Leclerc, « il est important que les clients puissent trouver des réponses concrètes à leurs préoccupations, l’environnement en est une, dans des lieux de vie comme le sont devenus les hypermarchés ».
Le cabinet de conseil en stratégie de l’environnement
BeCitizen se veut lui catalyseur et promoteur de l’Economie

Positive : un mode de croissance qui restaure l’environnement en générant de la valeur économique. Pour cela,
BeCitizen est partisan de la mise en place de technologie à plus value environnementale. Les entreprises de demain proposeront des produits ou des services permettant de réduire les coûts et les risques environnementaux, restaurer le climat et l’environnement, revitaliser les territoires (infrastructures, réseaux, couverts végétaux). Et de citer quelques bonnes pratiques d’entreprises illustrant cette démarche :
- la papeterie Emin Leydier a ainsi amélioré son compte d’exploitation environnemental en faisant de la récupération de chaleur (20 M€ d’investissement ; économie annuelle de 9M€)
- Michelin, qui au lieu de vendre des pneus a décidé de vendre des kilomètres parcourus ce qui a engendré une diminution de la production.
- Epuron, leader sur le marché des énergies renouvelables, a mis en place un système de location des toits des entreprises pour y installer des panneaux photovoltaïques. L’industriel valorise un actif et en tire une rente annuelle.

Qu’il s’agisse de la réduction de l’empreinte carbone du système d’information ou de celle des produits de grande consommation, le défi des entreprises est de se glisser vers de nouveaux modèles économique en concevant de nouveaux produits et services innovants où les trois domaines informatique, environnement et social jouent un rôle clé comme l’incarne l’
OLPC. One Laptop Per Children est une association à but non lucratif qui a pour but de promouvoir « l'ordinateur portable à 100 dollars » le XO. Il est intéressant d’observer comment le projet de l’OLPC a provoqué l’émergence des PC lowcost qui sont en train de bouleverser le paysage informatique, comme nous l’avons évoqué dans notre article consacré au thème « Innovation et design, une nouvelle attitude ».