Les standards font-ils le bonheur ?


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Retour sur l’Université d’été de GS1 "Les standards font-ils le bonheur ?" Le thème choisi par GS1 France pour sa troisième université d'été, les 29 et 30 août, a porté sur la dématérialisation des échanges d’information et leur apport à la vaste question du développement durable.

La question du bonheur, abordée par le biais des principes du design positif (Michel Avital, professeur à l’Université d’Amsterdam) puis par sa nature paradoxale dans un monde hyper-consumériste (Philippe Moati, Directeur de recherche au Credoc et professeur à Paris 7) a permis de poser un cadre original à la question de la responsabilité des entreprises.
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En s’ouvrant à d’autres logiques, en cherchant une finalité de nature différente, reposant moins sur l’image que sur la prise en compte des enjeux de la planète et de façon plus prosaïque en luttant également contre la hausse des matières premières, les entreprises sont venues témoigner de leurs observations (Accenture, CapGemini) ou de leurs expériences (L’Oréal, Auchan, Casino, Monoprix, ID Logistics, Generix Influe, Aldata, Orange).
La création de valeur, la relocalisation annoncée des stocks, les économies d’échelle réalisées grâce à ladématérialisation, la prise en compte du « coût carbone », la traçabilité des produits alimentaires sont autant d’actes qui portent le projet des entreprises dans une perspective autant responsable que capitalistique.
Autre moment fort : la dichotomie entre le
consommateur et le citoyen. L’échange entre Olivier Dauvers (journaliste) et Chantal Jaquet (ancienne directrice développement durable chez Carrefour) a ouvert le débat : les consommateurs sont-ils réellement prêts ? Faut-il légiférer ou éduquer ? Les deux logiques semblaient imparables.
Les écoles, les associations (Les Mines, Déméter)
ne sont évidement pas en reste sur ces questions. Comment enseigner au mieux à de futurs ingénieurs à résoudre des problèmes qu’on se pose peu aujourd’hui ? Comment accompagner le changement de cap des entreprises. Si l’un propose une méthodologie, l’autre parie sur la collaboration et la modélisation des expériences.

Pour finir : deux moments clés.

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Dominique Wolton (sociologue, directeur de recherche au CNRS) a très précisément rappelé les contours et la différence entre écologie, protection de l’environnement et développement durable en insistant sur le paradoxe qui consiste à la tentation de transformer le monde en musée (le principe de précaution) et le nécessaire dynamisme induit par la notion même de développement. Facteur de risque, s’il en est.
Philippe Lemoine (PDG de LaSer et co-président de GS1 France) dans une conclusion très enlevée, a proposé de prendre acte, au sens politique du terme, des changements
et des évolutions du monde qui s’interpénètrent. Les nouvelles logiques, la revendication du sens et de l’efficience devraient permettre aux entreprises comme aux associations de se muer en gestionnaire efficace du monde qui leur est dévolu et qu’ils contribuent à construire. Le risque invisible, rendu visible, place le citoyen et le politique, au centre de la question.

Propos recueillis par  Nathalie Damery, directeur du marketing stratégique et de la communication de GS1 France.

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