Les projets imaginés au Furturcamp

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Les participants du FurturCamp, organisé par l'Echangeur le 03 décembre dernier à l'occasion de ses 10 ans, ont dessiné l'avenir des technologies et de leurs usages en 2017 en suivant plusieurs pistes. 6 projets ont été imaginés  répondant aux questions suivantes : comment cela s'appelle, pourquoi ça existe, à quoi ça sert, comment s'est vendu.

> Autour du thème "Y aura t-il encore des écrans ?",

les membres de cet atelier ont proposé le projet du "3ème Oeil", décrit comme un dispositif universel sur le plan social et technique d’hypercommunication. Ce dispositif est un stick déroulable qui s’adapte à la demande et aux usages du moment. Il a pour objectif de rendre l’homme augmenté et “meilleur” dans le sens de performance et/ou “meilleur” dans le sens éthique.

A quoi ça sert : le 3ème Oeil a pour vocation de s’informer, communiquer, comprendre, rêver, aimer grâce à des possibilités d’interaction qui permettent de voir, sentir, toucher, goutter, entendre. Les participants ont imaginé un modèle économique de ce troisième : un système de location par abonnement ou en paquet de dépannage éphémère. Une marque : Sony SHIVA (Inde) pourrait supporter ce projet.

> Autour du thème "Y aura t-il encore des souris ?",

WalkPod est le nom du concpet imaginé par ce deuxième atelier. L’objectif est de simplifier, de centraliser, et de nomadiser l’interaction homme - machine. L’objet est conçu dans le respect des normes écologiques, et prône l’universalité puisqu’il permet des applications basées sur les cinq sens (vue, ouïe, toucher, etc.).

A quoi ça sert : l’objet fait office de TouchPad, de télécommande universelle. Il permet d’interagir avec toutes les machines où que l’on soit. Fonctionnant grâce à des capteurs solaires, le Walk-Pod prend la forme d’une puce, qui peut s’insérer dans tous les objets de la vie quotidienne (montre, lunettes, etc.). On “s’adresse” à la télécommande dans tous les langages et en utilisant toutes les formes de communication (voix, mouvement, toucher, etc.) pour qu’elle envoie des ordres à la machine à laquelle elle est connecté. Pour faciliter l’utilisation, le Walk-Pod projete des écrans de commande sur toute surface ou matière. 

Comment c’est vendu ? Soit l’objet est vendu via une “marque blanche” en supplément d’un ou plusieurs équipements avec lequel le Walk-Pod interagit, soit l’objet est vendu en tant que produit à part entière sur lequel on imagine alors un marketing plus poussé et des stratégies pour le rendre plus attractif.

> Autour du thème "Y aura t-il encore des objets ?"

J.V pour "comme J’y vais, Je Veux ou Joint Venture" est le concept qui permettrait de vivre ses émotions et de les partager, de répondre à un besoin de personnalisation, d’individualisation, mai aussi parce qu’il y a trop d’informations non hiérarchisées, pour gagner du temps, pour vivre la ville différemment.

A quoi ça sert : simplifier la recherche d’informations ; la filtrer ; trouver des réponses immédiates ; trouver des réponses adaptées au lieu, à l’environnement dans lequel je me trouve ; mission éducative: éduquer les enfants, les encadrer, les accompagner ; prévenir les risques domestiques ; application domotique.

Comment c’est vendu ? gratuit pour le consommateur ; par affiliation pour les marques, les enseignes etc…
inscription sur internet via mots clés, tags, dans la communauté qui me ressemble ; relais mobilier urbain, vitrines… ; puce ou tag sur l’outil communicant de 2007 ; un doudou interactif pour les enfants ; ON/OFF

> Autour du thème "Y aura t-il encore des usines ?"

C'est le projet "Super Emmaüs" qui a vu le jour. Pourquoi  ? parce que nous gaspillons les objets devenus très coûteux en matières premières. Il faut donc réduire leur obsolescence et évoluer vers des objets civiques qui s’échangent.

A quoi ça sert ? quand mon objet souffre, je l’apporte à l’hopital pour objets, je le passe au scanner pour évaluer son potentiel de durabilité. Pour m’aider à lui trouver une nouvelle destinée, un pool de designers médecins spécialistes sont à disposition (orthopédistes pour le mobilier, électroniciens pour les communiquants, etc…). Bien sûr ces objets ont des droits, en 2015, un syndicat des objets est apparu sur Second Life, leur capacité communiquante ayant dépassé la volonté d’échange des humains. Ceux qui sont abandonnés ou maltraités le font désormais savoir et les humains adoptant peuvent s’adresser au R.O.I. “Réservoir des Objets et des Idées d’usages”. Une cellule psychologique a été constituée tant pour gérer la détresse des objets que celle des humains, facilitant les mises en relation. Mais pour réguler cela, une Charte des droits et devoirs des objets a été définie, s’inspirant des 3 lois de la robotique d’Asimov et respectant les principes de durabilité, d’évolutivité, de respect des êtres humains et de l’environnement.

Comment s'est vendu ? L’échange est réalisé selon une formule de troc, respectant les valeurs monétaires et d’usage issues du scan des objets, une méthode de compensation permettant de créditer le compte des humains. Les objets de leur côté, s’autoévaluent, ce qui ne manque pas d’influencer les nouveaux humains les adoptant.

> Autour du thème "Y aura t-il encore des hommes ?"

Human Xperience, nom de code de cet avant dernier projet. Les robots constituent un nouveau marché : ils ont une faiblesse en étant dépourvu d’émotions. Notre objectif : leur vendre de l’expérience humaine (naissance, instants de vie, émotions, mort). 

A quoi ça sert ? A la fois apporter du loisir aux robots, mais aussi nous rendre indispensable. Le robot ressent les émotions mais n’acquiert pas d’expérience qui puisse être nuisible aux humains.

Comment c’est vendu ? Deux types de produits :
- coffret proposant une scénographie simple
- scénario sur-mesure, vendu à travers un clone à durée de vie limité.

> Autour du thème "Y aura t-il encore une planète?"

TRAIN LEGO / L’EGO TRAIN : en 2017, interdiction des vols transports aériens (court et moyen courrier), il faut donc réinventer un moyen de transport au long court respectueux de l’environnement. On a inventé un truc nouveau : la SNCF : services nouveaux de croisière ferroviaire. On a tué le TGV. On a inventé un nouveau type d’offre de train multi-fonctions, multi-espaces.

Comment s'est vendu ? Deux offres “le paquebot” ou “le yacht”

- Le Paquebot : un train avec des wagons destinés à des fonctions spécifiques : mettre sa voiture, wagon piscine, wagon lupanar, wagon salle de sport, wagon terrasse-solarium, wagon jardin …Chaque wagon = une pièce (d’où Lego) que j’utilise comme je veux. Je paie un prix de base assez bas, et paye ensuite les extra et les services que j’utilise.

- Le yacht : je me fais mon train soit avec mes copains soit avec ma boite. Je me fais un mini-train avec peu de wagon, et seulement les services que je veux.


 


 

 

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1 commentaires

Je penses que l'on aurait pu aller plus loin.

Je vous invite à lire ce post sur mon blog sur le sujet de l'interfaçage entre l'homme et l'ordinateur.
http://motio.aliceblogs.fr/blog/_archives/2008/2/22/3539021.html
Je maintiens mes propos lors du Futurcamp sur la disparition des ces interfaces.

A bientôt pour une future session.
Pedro ABRANTES

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